Policier

On achève bien les chevaux – Horace McCoy

Il y a des livres dont on ne connaît rien , le titre nous dit vaguement quelque chose mais nous ne connaissons rien de l’histoire. On tâtonne, on part un peu à l’aveuglette à la rencontre de ce roman sans rien en attendre forcément. Peut-être serons nous agréablement surpris ou peut-être pas. C’est ça aussi la magie de la lecture, faire de nouvelles découvertes, plonger dans un bouquin les yeux fermés. C’est ce qui s’est passé avec ce roman – On achève bien les chevaux – dont je vais vous parler aujourd’hui .

Résumé 

Gloria et moi avions été prévenus par de vieux routiers que la seule façon de tenir le coup jusqu’au bout dans un marathon de danse, c’était d’utiliser au mieux ces pauses de dix minutes grâce à une méthode précise : apprendre à manger son sandwich tout en se rasant et en se faisant soigner les pieds, apprendre à lire les journaux en dansant, apprendre à dormir sur l’épaule de son ou de sa partenaire ; mais tout cela, c’étaient des trucs de métier qui demandaient de l’entraînement. Au début, nous eûmes beaucoup de peine à nous y mettre, Gloria et moi.

Avis

Dès les premieres lignes du roman nous découvrons l’issue de l’histoire. Pas de supspens donc car nous sommes mis au fait que le narrateur, Robert,  a tué Gloria. Pourquoi ce geste ? C’est ce que le roman va nous expliquer .
Robert et Gloria rêvent de vivre le rêve américain. La tête dans les étoiles l’un souhaiterai devenir réalisateur et l’autre actrice. Mais voilà pour le moment ils doivent se contenter de petits boulots de figurants.
Quand l’occasion de gagner 1000 dollars se présentent à eux, Gloria et Robert n’hésitent pas. Pour gagner, il suffit juste de danser ou de bouger le plus longtemps possible. Nos deux protagonistes s’engagent donc dans ce marathon de danse pour le meilleur et pour le pire.

Un roman qui m’a tout simplement soufflée. Court, il ne nous laisse aucun répit.Comme dans une danse, nous nous retrouvons dans un tourbillon où tout va très vite. Pas de temps mort, les pages se tournent à une vitesse folle jusqu’à la fin. Jusqu’à ce moment où nous comprennons pourquoi Robert a décidé de rendre ce service à Gloria. J’ai eu mal avec les participants au concours, j’ai été révolté par le traitement qu’on leur reservait et ai détesté les juges de profiter ainsi de pauvres gens qui ne demandent qu’à s’en sortir.

Ce roman, publié en 1935, dénonce le rêve américain et ses dérives. Bien que publié il y a 82 ans , le roman trouve toujours un écho aujourd’hui.  Et c’est ce qui, je trouve fait la force de ce roman.
Cette lecture fut une agréable surprise pour moi, je ne regrette pas du tout d’avoir donner une chance à ce roman et je vous le recommande chaudement !

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